Boléro ajouré

Je ne suis pas peu fière de vous montrer aujourd’hui ce boléro ! Voici enfin le jour où ce long projet s’achève. J’avais commencé la réflexion autour de ce boléro il y a, je pense, bien 4 ans. Et il m’a accompagné depuis mon ancien appartement jusque dans le nouveau, depuis mes anciennes études vers les nouvelles !

Il s’agit d’un modèle japonais dont j’ai trouvé le schéma sur le net. J’avais commencé ce projet avec plusieurs autres membres du forum des Fées Tisseuses, mais nous avons chacune suivi notre rythme !

_MG_4032J’ai utilisé le fil Drops Lace de chez Garnstudio, en coloris vert olive. C’est vraiment un fil fantastique, et c’est rare que je dise cela. Il est vraiment très doux et à la fois résistant. J’en ai d’ailleurs racheté dans un autre coloris pour un autre projet. J’ai aussi utilisé un ruban en velours assorti qui fait tout le tour de l’encolure et du bord inférieur pour donner de la tenue au vêtement. D’ailleurs, c’est un point sur lequel je suis restée bloquée un moment, car j’avais trouvé ce ruban à Paris au quartier du Sacré cœur mais je n’en avais pas pris assez et j’ai dû attendre de retourner à Paris pour en racheter car c’était impossible d’en trouver un identique près de chez moi.

Le bouton est tout simple et provient de mon stock. Le rendu avec le bouton ne me satisfait pas vraiment, mais je n’avais pas le courage de réfléchir à une nouvelle option et retarder encore l’achèvement de ce projet. Peut-être que dans quelques temps, je le reprendrai pour mettre une agrafe à la place, qui sera plus discrète.

_MG_4041Photos : Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Top vert en soie

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Aujourd’hui, je vous montre un petit haut vert en soie. Il s’agissait pour moi de tout un défi ! J’ai réutilisé le tissu d’une vieille chemise ample en soie, donc mes possibilités étaient très limitées, d’autant plus qu’il était déteint par endroits à cause du soleil et qu’il y avait des tâches que j’ai dû éviter. En plus de cela, j’ai réalisé le patron du haut en moulage sur mon mannequin ce qui était une première pour moi ! Dernière difficulté pour pour ce petit haut qui a l’air tout simple : le tissu, de la soie pure, était particulièrement difficile à coudre et j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois pour certaines coutures.

Au final, le résultat n’est pas si mal, même si il y a quelques ratés, et notamment les pinces de poitrine qui sont trop hautes pour moi (mais qui vont parfaitement à mon mannequin !). Ce sera à prendre en compte pour mes prochains moulages…

Photo : Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Memory tactile

Une création un peu inhabituelle aujourd’hui : un Memory tactile.

IMG_1146Il s’agit donc d’un jeu que j’ai réalisé lors du dernier stage que j’ai fait dans le cadre de mes études d’Orthophonie.

Le principe est celui de n’importe quel jeu de memory : il s’agit de disposer tous les éléments entre les deux joueurs, en lignes et en colonnes. Puis, chacun à son tour en sélectionne deux et les compare. L’objectif étant de retrouver les deux coussins identiques qui forment une paire.

Habituellement, un jeu de memory classique a pour matériel de base des images qu’il faut apparier. Ici, il s’agit de petits coussins avec des contenus différents. L’association se fait donc par la comparaison des propriétés tactiles de deux coussins.

Le memory que j’ai créé comporte deux niveaux de difficultés :

  • 1er niveau : le plus simple
    On ne joue qu’avec la moitié des paires (5 paires) et on sélectionne des paires facilement différenciables.
    Par exemple : cailloux, pois chiches, plumes, riz et sac plastique
  • 2e niveau : plus complexe
    On utilise toutes les paires (10 paires) et la difficulté vient du fait que pour chaque paire, il y en a une autre qui a des propriétés tactiles très proches, il faut donc être plus concentré et plus à l’écoute de ses sensations.
    Par exemple, les coussins avec des plumes sont très ressemblants à ceux qui contiennent du rembourrage synthétique, ou encore, il faut être bien attentif pour distinguer les coussins avec du riz de ceux qui contiennent des lentilles.

Pour ce qui est des détails de la réalisation du memory, je vais poster un tuto dans les prochains jours !

Maniques et torchons assortis

Un autre cadeau de Noël, pour ma sœur cette fois-ci. Il est certes arrivé très en retard, mais l’effort et l’attente en valaient la chandelle, je trouve, car il s’agit d’un projet dont je suis très fière.

J’ai réalisé trois maniques et deux torchons assortis. Je savais que ma sœur voulait des maniques, et j’ai essayé de coller au thème de sa cuisine aux motifs de roses et aux tons vert tendre.

IMG_1137IMG_1141Je n’ai pas suivi de modèle. Pour les maniques feuilles, j’ai vu des maniques similaires sur le net qui m’ont inspirée mais j’ai dessiné tout moi-même. Pour la manique rose, j’ai complètement innové et pour les torchons, j’ai pris ce qui me restait de tissus et j’ai improvisé avec pour réussir à faire des torchons assortis.

Le dos des maniques :

IMG_1139Les attaches des torchons :

IMG_1144Pour les tissus, j’ai presque tout fait à partir de tissus de récup’ : j’ai seulement acheté la ouatine et les fils à coudre. Je suis partie de deux vieux draps épais (un vert et un rose) et j’ai cherché de petites chutes de tissus à leur assortir dans mon stock.

Et dernière petite chose : c’était ma première tentative de patchwork !

Petit haut rescapé

Il y a un peu plus d’un mois, je me suis lancée dans la réalisation du modèle 119 du Burda de février 2008 :

99040847J’ai choisi de le réaliser dans un petit coupon vert pâle de soie et coton mélangés que j’avais acheté à Paris. Malheureusement, lors du patronage, j’ai fait une étourderie : j’ai cru avoir pris une taille trop grande, et j’ai diminué la largeur pour qu’elle corresponde à mes mensurations. Mais c’était sans compter les fronces qui nécessitent du tissu supplémentaire ! Une fois les pièces coupées, je me suis rendue compte de ma bêtise, mais il était trop tard car je n’avais plus assez de tissu pour recouper les pièces trop petites. J’ai donc improvisé pour sauver le vêtement et qu’il soit tout de même mettable. J’ai fait quelques plis répartis sur le col et j’ai creusé l’encolure. Voici le résultat :

20150221-_MG_2214Les boutons que j’ai utilisés ont été récupérés sur un vêtement du commerce :

20150221-_MG_2216Finalement, même si ce n’était pas le projet initial, le résultat ne me déplaît pas.

Photos : Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Recyclage de deux manches de veste en cuir

L’année passée, j’ai participé à un concours de couture sur le forum des Fées Tisseuses. L’objectif était de recycler un vieux vêtement en réduisant autant que possible la quantité de chutes.

J’avais justement deux manches en cuir vert données par ma sœur. Comme il y avait un trou dans la manche droite au niveau de l’épaule, elle m’avait donné la veste pour que je récupère les manches. J’ai décousu les manches et je lui ai restitué le corps de la veste ainsi que les poignets pour qu’elle puisse les réutiliser en remplaçant simplement les manches en cuir par des manches taillées dans un autre tissu. Ainsi elle pourrait porter à nouveau cette veste qu’elle aime beaucoup. Donc voici mes pièces de départ :

20140331-_MG_6561Je suis partie sur le thème des accessoires pour le tir à l’arc et j’ai réalisé :

– un carquois de hanche avec un porte-clé à deux pompons et une attache de ceinture (que l’on voit tous deux sur le haut de la photo)

20140608-_MG_8016– une protection pour l’avant-bras

20150221-_MG_225920150221-_MG_2260recadrée– une protection pour les doigts

20150221-_MG_2264recadrée20150221-_MG_2271Avec le cuir qui me restait, j’ai continué sur le thème des accessoires avec :

– une ceinture large :

20150221-_MG_2251– un collier

20140608-_MG_8051– une série de boucles d’oreilles

20140608-_MG_803420140608-_MG_802620140608-_MG_802720140608-_MG_8042Au final, je n’ai pas utilisé l’intégralité des chutes, mais je conserve l’idée de les employer plus tard dans d’autres bijoux, en les associant peut-être avec d’autres couleurs de cuir. Voici ce qu’il me reste aujourd’hui :

Chutes petitePhotos portées : Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Deux mamans, deux doudous

Ayant deux futures mamans dans mon entourage, j’ai fait deux doudous à étiquettes assez similaires avec un morceau de tissu à patchwork déniché chez MT pour l’occasion ainsi que des rubans en satin assortis.

C’était simple et bien amusant à faire, je crois que je retenterai l’expérience ! Il s’agit simplement de deux carrés assemblés ; les rubans sont pris dans la couture et l’intérieur est rempli qu’un peu de rembourrage pour donner de l’épaisseur. Par mesure de précaution, j’ai doublé le tissu vert clair avec un morceau de jean bien épais pour éviter que le tissu ne se déchire, laissant fuir le rembourrage et j’ai renforcé les coutures des rubans par un point bourdon.

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Veste en polaire pour l’automne

Parmi les travaux de ces derniers temps, j’ai mis la dernière main à ma veste en polaire :

20141026-_MG_1100Cette veste a une petite histoire qui remonte à bien deux ans. À l’époque, j’ai réalisé le gros de l’ouvrage en utilisant le patron 102 du Burda d’octobre 2012 fraîchement offert par ma sœur qui savait que plusieurs modèles m’y avaient plu.

000001872989L’idée était de me faire une veste en polaire, à porter chez moi, pour ne pas avoir froid pendant l’hiver dans mon appartement d’étudiante de l’époque, qui était très mal chauffé. J’ai eu l’idée d’utiliser de la polaire bicolore pour égayer le modèle et jouer sur les deux faces, la même polaire que celle que j’ai ensuite utilisée pour la cape enfant. Lors de l’assemblage, je n’ai fait que des retouches mineures pour la taille, en jouant un peu sur les coutures, mais rien de bien extraordinaire. En revanche, j’ai eu un problème de longueur imprévu au niveau des poignets : j’avais, comme à mon habitude, prévu de la marge, car les manches des modèles sont souvent trop courtes pour moi, mais visiblement pas assez. Je me retrouvais avec des manches légèrement trop courtes. J’aurais pu laisser tel quel, mais j’ai préféré miser sur le confort et rajouter des bandes de polaire au niveau des poignets, utilisées côté vert pour rappeler le col. Et je suis assez satisfaite de cette idée, car finalement, c’est plus joli ainsi.

Je me suis arrêtée dans la réalisation à ce moment-là. Il faisait froid, et je ne parvenais pas à trouver des pressions conformes à ce qui était conseillé dans le magazine, j’ai donc commencé à porter la veste telle quelle, sans système de fermeture. Mais j’avais tout de même bien chaud, et c’était le principal !

Après plusieurs mois, j’ai trouvé des pressions adéquates et je les ai cousues. Comme la veste n’est pas doublée et que le tissu n’est qu’en une seule épaisseur à l’endroit où étaient les pressions, malgré tous mes efforts, les coutures qui les faisaient tenir étaient visibles. Et puis, ces pressions étaient très dures, ce qui fait que les coutures se sont déchirées très vite. J’ai renoncé à les recoudre et j’ai commencé à chercher des boutons qui seraient à mon goût.

En outre, je trouvais que ma veste manquait de quelque chose et j’ai eu l’idée de faire des appliqués en regardant les travaux de Nathalie Chanin dont j’aime beaucoup les créations. J’ai pendant longtemps hésité sur le motif. J’étais partie des motifs qu’elle proposait, mais aucun ne me plaisait vraiment pour l’ouvrage. J’ai fini par choisir le thème de la nature et j’ai abouti à la feuille de platane. Je l’ai redessinée et j’ai procédé à des agrandissements et à des réductions pour obtenir trois tailles de motif. J’ai dissocié les deux couches de la polaire bicolore pour obtenir un tissu en polaire verte assez fin dans lequel j’ai coupé les motifs des appliqués. Je les ai ensuite cousus un à un, à la main. C’était certainement l’étape qui m’a pris le plus de temps dans la réalisation du vêtement.

Mais ma veste n’avait toujours pas de boutons ! Et ce n’est qu’avec grand-peine que j’ai réussi à trouver des boutons en bois à mon goût et un cordon assorti pour faire des brides. J’ai finalement opté pour trois boutons au lieu des deux pressions du modèle, afin de répartir la tension et de minimiser le travail du tissu qui n’est pas des plus résistants.

Cette veste était prévue pour l’intérieur, mais finalement, je pense que je vais aussi la porter en extérieur car elle est bien chaude et ne manque que d’une doublure pour être un véritable manteau.

Vue de dos :

20141026-_MG_1092Et un détail des boutons :

20141026-_MG_1088Photos : Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Cache-cœur

20140427-_MG_6602J’avais toujours rêvé de porter un cache-cœur car je trouve cela très féminin. C’est bête mais en mesurant 1m80 et en étant plutôt fine, il est impossible d’en trouver un à sa taille dans le commerce. C’est pourquoi cela a été un de mes premiers projets un peu complexes en couture. C’était il y a bien un an et demi.

J’ai utilisé le patron 121B du Burda de mars 2012, suivi à la lettre pour une fois !

000001864607bisC’était la première fois que je travaillais du jersey, j’ai eu beaucoup de difficultés. Premièrement parce que ma machine, une entrée de gamme, n’est pas très performante avec ce type de matière, mais aussi parce que mon inexpérience de l’époque m’a joué des mauvais tours ! J’avais pendu le vêtement sur un cintre entre mes séances de couture, quelle mauvaise idée ! Le tissu très élastique et peu résistant s’est détendu ; et une fois le vêtement terminé – et ce malgré des essayages fréquents qui me semblaient convaincants – il était devenu trop grand pour moi ! J’ai donc fait plusieurs retouches pour tenter de résoudre le problème, mais ce n’est que grâce à ma sœur, que je remercie chaleureusement, que le cache-cœur a pu être terminé et ajusté à ma taille, car elle a accepté de me faire  la retouche des coutures d’épaules qui me semblait insurmontable une fois les manches montées…

Photos: Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Blouse paysanne

20140329-_MG_6544recadréePour cette blouse « paysanne », j’ai utilisé un coupon de voile de coton acheté lors de mon dernier séjour parisien. La couleur vitaminée du tissu m’a interpellée, et c’est exactement ce dont j’avais besoin en ce début de printemps ! Le tissu, léger et un peu transparent est très agréable à la peau.

J’ai utilisé le patron 117 du burda de janvier 2013 :

000001874304Comme à mon habitude, j’ai sensiblement modifié le patron : j’ai bien diminué la largeur des différentes pièces, car elle me semblait excessive ! (- 10 cm pour la pièce de devant et celle de dos, – 6 cm pour chaque manche) J’ai aussi diminué la longueur globale de quelques dizaines de centimètres et j’ai opté pour un léger arrondi à l’ourlet. Des manches longues du modèle, j’ai fait des manches 3/4 avec un ourlet simple plutôt que froncées. Enfin, le lien devait être en partie constitué d’un élastique, mais j’ai préféré faire un lien rigide tout simple car je ne voyais pas bien l’intérêt d’avoir un lien élastique à l’encolure. Pour la première fois, j’ai essayé d’assembler les pièces par des coutures anglaises, le résultat me plaît beaucoup : les finitions sont très propres, je crois que je réitérerai l’expérience !

Cette blouse, très ample, est agréable à porter telle quelle, mais je pense l’associer à une ceinture large qui est en cours de réalisation…

Une fois la blouse terminée, de mon coupon bien entamé, il ne restait qu’une quarantaine de centimètres. Pour ne pas remiser dans mon placard ce petit reste dont je ne savais que faire, j’ai ourlé les bords et j’en ai fait un petit foulard qui ne me quitte plus !

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Photos: Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/