Short à boutons

Il y a un an, j’ai fait ce petit short à partir d’un jean troué au genou que je ne voulais pas jeter car je le trouvais très confortable. Rien de bien sorcier dans la réalisation, j’ai juste coupé à la longueur voulue et fait un ourlet vers l’extérieur – comme l’envers du jean est plus clair, je trouvais ça plus joli qu’un ourlet ordinaire. Ensuite, j’ai cousu quelques boutons pour lui donner une note plus originale !

20140329-_MG_6532Et voici un détail de l’ourlet :

20140329-_MG_6526Et de la poche arrière droite, seul endroit du dos où j’ai mis quelques boutons :

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Une ribambelle de corbeilles en trapilho

Je voulais avoir quelques corbeilles pour y ranger de menues choses, mais comme je n’ai trouvé dans le commerce que des articles qui étaient trop chers ou qui ne me plaisaient pas, j’ai voulu essayer de les tricoter moi-même en faisant du trapilho à partir de vieux tee-shirts, chose que je n’avais encore jamais faite, mais dont j’avais pas mal entendu parler. J’aimais non seulement le principe du recyclage de vieux vêtements mais aussi l’aspect final du fil tricoté, je me suis donc lancée !

J’ai suivi le tuto suivant, qui est très clair et très bien fait: http://www.etsy.com/blog/fr/2011/tutoriel-le-trapilho-par-sewlaine/

J’avais un bon paquet de vieux tee-shirts, mais les couleurs ne me plaisaient pas (gris, marron, écu, blanc, beige, kaki…), j’ai donc teint tous ces tissus avant de découper le jersey pour en faire du trapilho. J’ai choisi deux couleurs : j’ai teint les tissus les plus clairs en orange et les plus foncés en noir. Et ensuite, j’ai confectionné le fil d’après le tuto !

pelotes trapilhoComme vous le voyez, les coutures n’ont pas accroché la couleur. En principe, il est mieux d’avoir des tee-shirts sans couture latérale pour en faire du trapilho, puisque sinon, il faut faire attention à cacher les coutures lorsque l’on tricote/crochète. Mais au final, j’ai réussi à faire en sorte qu’elles ne soient pas visibles une fois l’ouvrage terminé.

Une fois mes pelotes prêtes, je me suis mise à crocheter et j’ai fait deux corbeilles de chaque couleur :

_MG_6133petite_MG_6145petiteAu départ, je voulais suivre un modèle que j’avais trouvé sur internet et puis finalement, j’ai fait selon mon inspiration, j’ai tout crocheté en brides, en rond. Pour former le fond, j’ai fait des augmentations à chaque tour, puis j’ai crocheté une bride dans une bride pour les trois rangs qui forment les bords.

La réparation de mon vieux manteau noir

Après le bac, pour ma première rentrée dans le supérieur, mes parents m’ont offert une montre, un sac à main et un manteau ; c’est une sorte de tradition dans la famille. Sentimentale que je suis avec les objets, j’ai essayé de les garder le plus longtemps possible. Malheureusement, la montre a rendu l’âme au bout de quelques années. En revanche, plus de six ans après, je porte toujours le sac à main qui semble presque aussi neuf qu’au premier jour. Et pour ce qui est du manteau, je l’ai porté tous les hivers depuis cette date jusqu’à l’année dernière où je me suis rendue compte que ce n’était vraiment plus possible : la doublure était complètement déchirée et partait en lambeaux à tel point qu’elle sortait par les manches ! La laine était défraîchie et boulochée, les boutons s’étaient arrachés à plusieurs reprises. Et puis la coupe ne me plaisait plus trop…

Mais comme je tenais vraiment à ce manteau, je me suis décidée à le réparer, bien que ma sœur et ma mère aient toutes les deux essayé de m’en dissuader. Il est dommage que je n’aie plus de photos de son état initial, cela aurait permis de mieux se rendre compte du travail que j’y ai fait. Mais bon.

J’ai commencé par ôter et découdre ce qui ne me plaisait plus : la ceinture et ses passants mais aussi des sortes de mini-ceintures autour du col et autour des manches, ainsi que tous les passants correspondants. Puis, j’ai décousu l’ancienne doublure qui était complètement déchirée. Je l’ai réutilisée pour patronner les pièces de la nouvelle (j’ai pour cela choisi un tissu à doublure noir à petits pois dans le tissage, qui semblait plus résistant que ne l’était l’ancien). J’ai ensuite rasé l’ensemble du manteau avec un rasoir à pull pour enlever toutes les bouloches. Je crois que ce fut le plus long et le plus pénible ! Comme ce manteau avait toujours été un peu large pour moi, j’ai enlevé quelques centimètres à chaque épaule et j’ai cintré la coupe (qui était droite). Avant de remonter la nouvelle doublure, j’ai fait deux broderies de mon cru, l’une sur le devant et l’autre sur l’épaule gauche (je porte mon sac à main sur l’épaule droite…). Pour finir, j’ai monté la nouvelle doublure avec cette difficulté qu’elle ne correspondait plus exactement au manteau car j’en avais modifié la coupe en le cintrant, mais j’ai fini par réussir à l’adapter.

Et voilà le résultat:

_MG_3512-2Et un détail de dos:

_MG_3516-2Les broderies sont un peu brouillon parce que c’était la première fois que je brodais avec ce type de point et que je n’avais rien pour tendre le tissu. En plus de cela, j’ai rencontré pas mal de difficultés pour transférer le dessin sur le tissu : la craie ne prenait pas, le papier carbone blanc non plus, j’ai dû refaire tout le dessin en faisant des points réguliers à la main sur le papier de soie qui n’arrêtait pas de se déchirer, bref, ça n’a pas été une partie de plaisir… C’est pourquoi, malgré ses défauts, je suis quand même contente du résultat.

Photos: Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/