Deux petites pochettes en cuir

J’ai peu de temps pour les loisirs en ce moment, donc à défaut de nouveautés, je vous présente deux petites pochettes réalisées il y a un longtemps déjà, mais que je n’avais pas eu le temps de poster ici.

IMG_20160819_113209Celle de gauche sert à ranger mes cartes de fidélité, et celle de droite est un étui pour ma pilule.

J’ai utilisé une petite chute de cuir de mon stock. J’aime bien ce cuir, il est assez original puisqu’il a une finition argentée à motifs sur le côté cuir et qu’il est noir sur le côté croûte. Le bouton provient aussi de mon stock.

J’ai fait les coutures à la main pour plus de sécurité !

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Haut noir en satin et perles en nacre d’abalone

Pour conclure cette petite série de productions de l’été : un petit haut en satin.

_MG_1723Il s’agit du modèle 110 du Burda de juillet 2013 :

928113966438f820c31629df08a9d534 Il a été très facile à réaliser, mais le rendu n’est pas tout à fait ce que j’attendais. L’encolure est moins profonde que sur le modèle du magazine, mais c’est peut-être dû à mon tissu qui est n’est pas extensible.

J’ai utilisé du satin noir synthétique que j’avais dans mon stock et dont je ne me souviens plus de la provenance. Pour la décoration de la bretelle, j’ai utilisé des grosses perles de nacre d’abalone achetées sur internet (mais je ne me souviens plus de l’enseigne). Enfin, le fil argenté qui a servi pour la broderie vient de MT.

Détail de la bretelle :

_MG_1728Photo : Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Chauffe-épaules noir tout simple

_MG_1734J’ai fait ce petit chauffe-épaules noir avant l’été, dans une chute de tissu en maille achetée à MT pour presque rien.

L’idée était d’avoir quelque chose pour ne pas avoir froid aux épaules lorsque je porte une robe sans manches alors que ce n’est plus trop la saison. Je voulais un vêtement noir pour aller avec tout, mais surtout discret pour ne pas attirer l’attention sur lui, laissant la vedette à la robe. C’est pourquoi, j’ai opté pour ce design simpliste.

J’aurais quand même essuyé quelques difficultés, puisque ma machine refusait de coudre ce tissu sans le déformer et qu’elle ne possède pas de point élastique. J’ai contourné le problème et faisant l’ensemble des coutures à la main et avec un fil élastique, ce qui m’a pris un peut plus de temps que prévu…

J’ai ajouté 3 boutons en nacre noir de chaque côté uniquement pour la décoration.

Photo : Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Hakama

Dans un thème plus martial, voici une nouvelle création en lien avec ma pratique de l’aïkido. L’année passée, j’ai obtenu le grade me permettant de porter la tenue complète d’aïkido, à savoir, en plus du kimono porté par tous les débutants, je dois depuis porter par dessus, le hakama (pantalon japonais traditionnel). Une fois mon grade en poche, je me suis donc lancée dans l’aventure de la réalisation de mon premier hakama !

Car ce fut bel et bien une aventure ! Je n’avais évidemment pas de patron. J’ai trouvé un tutoriel sur le net, mais au final, il s’est révélé peu précis et m’a davantage induite en erreur qu’il ne m’a aidée… Heureusement, que l’association dans laquelle je pratique l’aïkido a accepté de me prêter un hakama du commerce pour que je puisse me faire une idée du vêtement.

Et c’est à force de tâtonnements et avec l’aide précieuse d’un autre pratiquant qui avait réalisé son propre hakama peu avant moi, que j’ai pu venir à bout de ce projet pratiquement un an après l’avoir commencé.

J’ai choisi un coton noir épais. Peu être trop épais au final… Mais au moins, le tissu a le tomber lourd que je recherchais.

J’ai rencontré de nombreuses difficultés lors de la réalisation, et même à présent qu’il est terminé, il reste pas mal de défauts… Et notamment une imprécision au niveau des plis centraux de devant, qui doit être la cause du tombé peu élégant du tissu de l’entrejambe, à moins que ce ne soit un problème de taille de l’entrejambe, je ne sais pas trop… Comme je n’ai pas encore eu l’occasion de le porter, je n’ai pas encore assez de recul pour juger.

Je n’ai pas non plus eu l’occasion de faire des photos portées – qui viendront peut-être plus tard. Je ne vous présente donc que des vues de détail.

Le hakama plié :

IMG_0355Et une vue de la partie visible du dosseret, à l’arrière, avec un léger aperçu du pli arrière, des plis de devant et des sangles :

IMG_0351-2Merci au Dojo Lyon Masséna de m’avoir prêté un hakama pour que j’aie un modèle et d’avoir été tolérant quand au temps que j’ai mis pour la réalisation de mon hakama.
Et merci à Guillaume pour ces nombreuses explications et schémas ainsi que pour sa gentillesse.

Chauffe-épaules Loop-d-Loop

20150221-_MG_2227Voici mon dernier ouvrage en date, il s’agit d’un chauffe-épaules inspiré d’un modèle Loop-d-Loop. J’ai tout de même modifié le point de crochet utilisé par rapport à celui de Teva Durham, mais l’idée reste grosso modo la même.

J’ai utilisé un reste de fil de coton couleur rouille et un ruban de dentelle en coton acheté pour l’occasion. Je ne l’aurais pas cru au départ, mais il m’en a fallu 7 m tout de même !

Photo : Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

La petite robe noire

Voici ma version de la petite robe noire. Je l’ai réalisée en septembre dernier à l’occasion du mariage d’une amie.

20140427-_MG_6614Il s’agit à nouveau d’un patron burda, il est tiré du magazine d’octobre 2012 (modèle 118).

thumb_800x600_10-7-205x300Originellement, la robe a des manches 3/4, mais en cours de réalisation, j’ai décidé de la faire sans manches, car j’avais peur qu’elle ne paraisse trop sévère.

Pour le tissu, j’ai utilisé de la gabardine noire, cela peut paraître un choix étrange, car le tissu est assez épais, mais j’aime bien le tomber un peu rigide de la gabardine au niveau des plis du col bénitier, c’est ce que je recherchais. Et comme il s’agit d’une robe d’hiver, malgré les manches – inexistantes – je ne trouve pas cela gênant.

J’avais déjà utilisé ce patron une fois par le passé pour une première robe hivernale, dans un lainage fin couleur pêche, mais j’avais été très déçue par le résultat : le tissu tombait mal et la robe était un poil trop petite pour moi car j’avais voulu l’ajuster à l’excès. Pour cette nouvelle version, j’avais en tête une image très précise du rendu final que je voulais, j’ai donc choisi le tissu en fonction. Et, connaissant le patron, je savais déjà à quoi m’attendre lors de la réalisation, je n’ai eu aucune surprise. C’est pourquoi j’ai pu la finir très rapidement. À moins que ce n’ait été l’échéance du mariage de mon amie qui approchait à grands pas ? Car, en reine de la procrastination, j’ai terminé ma robe la veille du mariage, sur les coups de 2h du matin ! ^^

Petit détail de la fermeture à glissière dans le dos :

20140427-_MG_6625Photos: Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Tee-shirt dos dentelle

20140427-_MG_6582recadrée2J’ai réalisé ce tee-shirt il y a quelques semaines à partir d’un patron burda. Pour ajuster le patron à ma morphologie, je l’ai juste légèrement allongé et réduit en largeur. La modification substantielle que j’ai faite, c’est l’ajout de l’empiècement de dentelle dans le dos. Après des hésitations sur la forme à lui donner, j’ai opté pour la forme en goutte – j’avais aussi pensé à l’ovale et à d’autres formes qui suivaient les courbes de la pièce de dos.

Le tissu principal est un jersey noir acheté à Paris dans une boutique du quartier Saint Pierre, il est assez extensible. La dentelle en revanche, sans élasticité aucune, provient, je crois, de chez Toto. J’avais peur que la différence d’élasticité entre les deux tissus ne soit cause de déformations, mais finalement le tee-shirt garde bien sa forme. J’ai tout de même cousu un fin ruban à l’intérieur de l’encolure (dos et épaules) pour lui donner une rigidité lui permettant de résister un peu mieux à l’usure – et je pense que c’est nécessaire. J’ai bien aimé ce patron assez simple à réaliser grâce aux manches raglan et un peu passe-partout. Il est vrai que le décolleté est un peu trop profond, si je travaille à nouveau avec ce patron, je le réduirai un peu en diminuant d’un centimètre au niveau de la couture des manches raglan. Mais la seule véritable difficulté que j’ai rencontrée dans la réalisation est due à ma machine qui refuse de coudre avec une aiguille jumelée. Après des multiples essais qui se sont tous soldés par des échecs (j’ai pourtant essayé pas mal de choses, et suivi pas mal de conseils dégottés par-ci par-là sur le web), j’ai fini par casser mon aiguille jumelée. Ni une, ni deux, j’en ai racheté une et me suis lancée dans de nouveaux essais, mais ils ne se sont pas révélés plus concluants… En définitive, je pense qu’il va falloir que je change de machine si je veux pouvoir faire de belles coutures à l’aiguille jumelée, mais ce n’est pas prévu pour le moment. J’ai donc décidé de remplacer la couture à l’aiguille jumelée des ourlets par un zigzag de largeur moyenne pour garder l’élasticité nécessaire, et je trouve que visuellement, c’est plutôt pas mal.

Et une petite vue de dos tout de même, car tout est là :

20140427-_MG_6584Remarquez un petit détail sur lequel je me suis fait plaisir : le motif de la dentelle est centré, de sorte que la tige des fleurs ondule le long de la ligne de milieu dos.

Photos: Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

La réparation de mon vieux manteau noir

Après le bac, pour ma première rentrée dans le supérieur, mes parents m’ont offert une montre, un sac à main et un manteau ; c’est une sorte de tradition dans la famille. Sentimentale que je suis avec les objets, j’ai essayé de les garder le plus longtemps possible. Malheureusement, la montre a rendu l’âme au bout de quelques années. En revanche, plus de six ans après, je porte toujours le sac à main qui semble presque aussi neuf qu’au premier jour. Et pour ce qui est du manteau, je l’ai porté tous les hivers depuis cette date jusqu’à l’année dernière où je me suis rendue compte que ce n’était vraiment plus possible : la doublure était complètement déchirée et partait en lambeaux à tel point qu’elle sortait par les manches ! La laine était défraîchie et boulochée, les boutons s’étaient arrachés à plusieurs reprises. Et puis la coupe ne me plaisait plus trop…

Mais comme je tenais vraiment à ce manteau, je me suis décidée à le réparer, bien que ma sœur et ma mère aient toutes les deux essayé de m’en dissuader. Il est dommage que je n’aie plus de photos de son état initial, cela aurait permis de mieux se rendre compte du travail que j’y ai fait. Mais bon.

J’ai commencé par ôter et découdre ce qui ne me plaisait plus : la ceinture et ses passants mais aussi des sortes de mini-ceintures autour du col et autour des manches, ainsi que tous les passants correspondants. Puis, j’ai décousu l’ancienne doublure qui était complètement déchirée. Je l’ai réutilisée pour patronner les pièces de la nouvelle (j’ai pour cela choisi un tissu à doublure noir à petits pois dans le tissage, qui semblait plus résistant que ne l’était l’ancien). J’ai ensuite rasé l’ensemble du manteau avec un rasoir à pull pour enlever toutes les bouloches. Je crois que ce fut le plus long et le plus pénible ! Comme ce manteau avait toujours été un peu large pour moi, j’ai enlevé quelques centimètres à chaque épaule et j’ai cintré la coupe (qui était droite). Avant de remonter la nouvelle doublure, j’ai fait deux broderies de mon cru, l’une sur le devant et l’autre sur l’épaule gauche (je porte mon sac à main sur l’épaule droite…). Pour finir, j’ai monté la nouvelle doublure avec cette difficulté qu’elle ne correspondait plus exactement au manteau car j’en avais modifié la coupe en le cintrant, mais j’ai fini par réussir à l’adapter.

Et voilà le résultat:

_MG_3512-2Et un détail de dos:

_MG_3516-2Les broderies sont un peu brouillon parce que c’était la première fois que je brodais avec ce type de point et que je n’avais rien pour tendre le tissu. En plus de cela, j’ai rencontré pas mal de difficultés pour transférer le dessin sur le tissu : la craie ne prenait pas, le papier carbone blanc non plus, j’ai dû refaire tout le dessin en faisant des points réguliers à la main sur le papier de soie qui n’arrêtait pas de se déchirer, bref, ça n’a pas été une partie de plaisir… C’est pourquoi, malgré ses défauts, je suis quand même contente du résultat.

Photos: Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Gilet noir

Je profite du beau temps pour vous montrer une autre création, réalisée à peu près à la même époque.

Il s’agit d’un gilet noir que j’aime beaucoup.

Je l’ai fait à partir d’un modèle gratuit trouvé chez DROPS (retrouvez les explications sur leur site). J’ai utilisé la laine qu’il conseillent, à savoir « Drops Andes » en noir. Honnêtement, même si la laine est douce et chaude, elle n’est pas d’une grande qualité car le fil est souvent renoué. À l’usage, il perd ses poils, ce qui est gênant sur un tee-shirt blanc ! Bref, je ne la conseille pas.

Je n’ai pas suivi les explications à la lettre : j’ai préféré faire des manches 3/4 et j’ai supprimé un ou deux tours pour le corps, car c’était beaucoup trop long, même pour moi qui suis grande !

Pour le fermer devant, j’ai utilisé une embrasse à rideaux en bois, j’avais peur que ce soit trop gros, mais finalement, je trouve que ça rend plutôt bien.

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Photos: Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/