Deux sacs à linge

IMG_0236petiteDes petites créas pratiques pour la maison pour une fois !

J’ai utilisé un reste de tissu épais en coton écru et un tissu d’ameublement à grandes fleurs oranges acheté chez Tissus.net. J’ai ajouté un lien coulissant. Les deux sacs sont de grande taille, j’ai d’ailleurs mis une pomme sur la photo pour qu’on se rende bien compte de leur taille. Pour le patron, il est des plus simples, il s’agit simplement de deux grands rectangles joints sur trois côtés.

Petit haut rescapé

Il y a un peu plus d’un mois, je me suis lancée dans la réalisation du modèle 119 du Burda de février 2008 :

99040847J’ai choisi de le réaliser dans un petit coupon vert pâle de soie et coton mélangés que j’avais acheté à Paris. Malheureusement, lors du patronage, j’ai fait une étourderie : j’ai cru avoir pris une taille trop grande, et j’ai diminué la largeur pour qu’elle corresponde à mes mensurations. Mais c’était sans compter les fronces qui nécessitent du tissu supplémentaire ! Une fois les pièces coupées, je me suis rendue compte de ma bêtise, mais il était trop tard car je n’avais plus assez de tissu pour recouper les pièces trop petites. J’ai donc improvisé pour sauver le vêtement et qu’il soit tout de même mettable. J’ai fait quelques plis répartis sur le col et j’ai creusé l’encolure. Voici le résultat :

20150221-_MG_2214Les boutons que j’ai utilisés ont été récupérés sur un vêtement du commerce :

20150221-_MG_2216Finalement, même si ce n’était pas le projet initial, le résultat ne me déplaît pas.

Photos : Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Le Kilt

Encore une ancienne création sortie de mes « archives ». Cette fois-ci, c’est la dernière, j’ai fini par rattraper mon retard. C’est donc un sarouel léger réalisé il y a 2 ans avant l’été. Il est très confortable et je le porte souvent en été. Mon compagnon, en plaisantant, le surnomme « le kilt » à cause du motif.

J’ai utilisé un patron du magazine russe « Шитье и крой » de janvier 2011, il s’agit du modèle n°16 :

sarouel schema nbJ’ai reçu ce magazine dans un lot de magazines du même titre, de la part d’une autre couturière qui souhaitait s’en défaire. Le modèle est initialement prévu pour un tissu élastique, celui que j’ai choisi ne l’étant pas, j’ai eu divers problèmes au cours de la réalisation, j’ai notamment dû recouper la ceinture et les petites pièces qui sont sous le genou.

Le tissu est en effet un tartan léger, en coton, que j’ai acheté à MT pendant des soldes. Il est naturellement froissé, ce qui est bien commode pour ce genre de vêtement. J’avais repéré ce tissu depuis un certain temps, mais son prix plein était pour le moins prohibitif. Les boutons et les rubans que j’ai utilisés pour les fermetures sous le genou sont issus de mon stock de mercerie récupérée sur de vieux vêtements.

20150221-_MG_2280Détail de la fermeture au genou :

20150221-_MG_2284Photos : Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Recyclage de deux manches de veste en cuir

L’année passée, j’ai participé à un concours de couture sur le forum des Fées Tisseuses. L’objectif était de recycler un vieux vêtement en réduisant autant que possible la quantité de chutes.

J’avais justement deux manches en cuir vert données par ma sœur. Comme il y avait un trou dans la manche droite au niveau de l’épaule, elle m’avait donné la veste pour que je récupère les manches. J’ai décousu les manches et je lui ai restitué le corps de la veste ainsi que les poignets pour qu’elle puisse les réutiliser en remplaçant simplement les manches en cuir par des manches taillées dans un autre tissu. Ainsi elle pourrait porter à nouveau cette veste qu’elle aime beaucoup. Donc voici mes pièces de départ :

20140331-_MG_6561Je suis partie sur le thème des accessoires pour le tir à l’arc et j’ai réalisé :

– un carquois de hanche avec un porte-clé à deux pompons et une attache de ceinture (que l’on voit tous deux sur le haut de la photo)

20140608-_MG_8016– une protection pour l’avant-bras

20150221-_MG_225920150221-_MG_2260recadrée– une protection pour les doigts

20150221-_MG_2264recadrée20150221-_MG_2271Avec le cuir qui me restait, j’ai continué sur le thème des accessoires avec :

– une ceinture large :

20150221-_MG_2251– un collier

20140608-_MG_8051– une série de boucles d’oreilles

20140608-_MG_803420140608-_MG_802620140608-_MG_802720140608-_MG_8042Au final, je n’ai pas utilisé l’intégralité des chutes, mais je conserve l’idée de les employer plus tard dans d’autres bijoux, en les associant peut-être avec d’autres couleurs de cuir. Voici ce qu’il me reste aujourd’hui :

Chutes petitePhotos portées : Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Veste en polaire pour l’automne

Parmi les travaux de ces derniers temps, j’ai mis la dernière main à ma veste en polaire :

20141026-_MG_1100Cette veste a une petite histoire qui remonte à bien deux ans. À l’époque, j’ai réalisé le gros de l’ouvrage en utilisant le patron 102 du Burda d’octobre 2012 fraîchement offert par ma sœur qui savait que plusieurs modèles m’y avaient plu.

000001872989L’idée était de me faire une veste en polaire, à porter chez moi, pour ne pas avoir froid pendant l’hiver dans mon appartement d’étudiante de l’époque, qui était très mal chauffé. J’ai eu l’idée d’utiliser de la polaire bicolore pour égayer le modèle et jouer sur les deux faces, la même polaire que celle que j’ai ensuite utilisée pour la cape enfant. Lors de l’assemblage, je n’ai fait que des retouches mineures pour la taille, en jouant un peu sur les coutures, mais rien de bien extraordinaire. En revanche, j’ai eu un problème de longueur imprévu au niveau des poignets : j’avais, comme à mon habitude, prévu de la marge, car les manches des modèles sont souvent trop courtes pour moi, mais visiblement pas assez. Je me retrouvais avec des manches légèrement trop courtes. J’aurais pu laisser tel quel, mais j’ai préféré miser sur le confort et rajouter des bandes de polaire au niveau des poignets, utilisées côté vert pour rappeler le col. Et je suis assez satisfaite de cette idée, car finalement, c’est plus joli ainsi.

Je me suis arrêtée dans la réalisation à ce moment-là. Il faisait froid, et je ne parvenais pas à trouver des pressions conformes à ce qui était conseillé dans le magazine, j’ai donc commencé à porter la veste telle quelle, sans système de fermeture. Mais j’avais tout de même bien chaud, et c’était le principal !

Après plusieurs mois, j’ai trouvé des pressions adéquates et je les ai cousues. Comme la veste n’est pas doublée et que le tissu n’est qu’en une seule épaisseur à l’endroit où étaient les pressions, malgré tous mes efforts, les coutures qui les faisaient tenir étaient visibles. Et puis, ces pressions étaient très dures, ce qui fait que les coutures se sont déchirées très vite. J’ai renoncé à les recoudre et j’ai commencé à chercher des boutons qui seraient à mon goût.

En outre, je trouvais que ma veste manquait de quelque chose et j’ai eu l’idée de faire des appliqués en regardant les travaux de Nathalie Chanin dont j’aime beaucoup les créations. J’ai pendant longtemps hésité sur le motif. J’étais partie des motifs qu’elle proposait, mais aucun ne me plaisait vraiment pour l’ouvrage. J’ai fini par choisir le thème de la nature et j’ai abouti à la feuille de platane. Je l’ai redessinée et j’ai procédé à des agrandissements et à des réductions pour obtenir trois tailles de motif. J’ai dissocié les deux couches de la polaire bicolore pour obtenir un tissu en polaire verte assez fin dans lequel j’ai coupé les motifs des appliqués. Je les ai ensuite cousus un à un, à la main. C’était certainement l’étape qui m’a pris le plus de temps dans la réalisation du vêtement.

Mais ma veste n’avait toujours pas de boutons ! Et ce n’est qu’avec grand-peine que j’ai réussi à trouver des boutons en bois à mon goût et un cordon assorti pour faire des brides. J’ai finalement opté pour trois boutons au lieu des deux pressions du modèle, afin de répartir la tension et de minimiser le travail du tissu qui n’est pas des plus résistants.

Cette veste était prévue pour l’intérieur, mais finalement, je pense que je vais aussi la porter en extérieur car elle est bien chaude et ne manque que d’une doublure pour être un véritable manteau.

Vue de dos :

20141026-_MG_1092Et un détail des boutons :

20141026-_MG_1088Photos : Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

La petite robe noire

Voici ma version de la petite robe noire. Je l’ai réalisée en septembre dernier à l’occasion du mariage d’une amie.

20140427-_MG_6614Il s’agit à nouveau d’un patron burda, il est tiré du magazine d’octobre 2012 (modèle 118).

thumb_800x600_10-7-205x300Originellement, la robe a des manches 3/4, mais en cours de réalisation, j’ai décidé de la faire sans manches, car j’avais peur qu’elle ne paraisse trop sévère.

Pour le tissu, j’ai utilisé de la gabardine noire, cela peut paraître un choix étrange, car le tissu est assez épais, mais j’aime bien le tomber un peu rigide de la gabardine au niveau des plis du col bénitier, c’est ce que je recherchais. Et comme il s’agit d’une robe d’hiver, malgré les manches – inexistantes – je ne trouve pas cela gênant.

J’avais déjà utilisé ce patron une fois par le passé pour une première robe hivernale, dans un lainage fin couleur pêche, mais j’avais été très déçue par le résultat : le tissu tombait mal et la robe était un poil trop petite pour moi car j’avais voulu l’ajuster à l’excès. Pour cette nouvelle version, j’avais en tête une image très précise du rendu final que je voulais, j’ai donc choisi le tissu en fonction. Et, connaissant le patron, je savais déjà à quoi m’attendre lors de la réalisation, je n’ai eu aucune surprise. C’est pourquoi j’ai pu la finir très rapidement. À moins que ce n’ait été l’échéance du mariage de mon amie qui approchait à grands pas ? Car, en reine de la procrastination, j’ai terminé ma robe la veille du mariage, sur les coups de 2h du matin ! ^^

Petit détail de la fermeture à glissière dans le dos :

20140427-_MG_6625Photos: Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Cache-cœur

20140427-_MG_6602J’avais toujours rêvé de porter un cache-cœur car je trouve cela très féminin. C’est bête mais en mesurant 1m80 et en étant plutôt fine, il est impossible d’en trouver un à sa taille dans le commerce. C’est pourquoi cela a été un de mes premiers projets un peu complexes en couture. C’était il y a bien un an et demi.

J’ai utilisé le patron 121B du Burda de mars 2012, suivi à la lettre pour une fois !

000001864607bisC’était la première fois que je travaillais du jersey, j’ai eu beaucoup de difficultés. Premièrement parce que ma machine, une entrée de gamme, n’est pas très performante avec ce type de matière, mais aussi parce que mon inexpérience de l’époque m’a joué des mauvais tours ! J’avais pendu le vêtement sur un cintre entre mes séances de couture, quelle mauvaise idée ! Le tissu très élastique et peu résistant s’est détendu ; et une fois le vêtement terminé – et ce malgré des essayages fréquents qui me semblaient convaincants – il était devenu trop grand pour moi ! J’ai donc fait plusieurs retouches pour tenter de résoudre le problème, mais ce n’est que grâce à ma sœur, que je remercie chaleureusement, que le cache-cœur a pu être terminé et ajusté à ma taille, car elle a accepté de me faire  la retouche des coutures d’épaules qui me semblait insurmontable une fois les manches montées…

Photos: Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

Short à boutons

Il y a un an, j’ai fait ce petit short à partir d’un jean troué au genou que je ne voulais pas jeter car je le trouvais très confortable. Rien de bien sorcier dans la réalisation, j’ai juste coupé à la longueur voulue et fait un ourlet vers l’extérieur – comme l’envers du jean est plus clair, je trouvais ça plus joli qu’un ourlet ordinaire. Ensuite, j’ai cousu quelques boutons pour lui donner une note plus originale !

20140329-_MG_6532Et voici un détail de l’ourlet :

20140329-_MG_6526Et de la poche arrière droite, seul endroit du dos où j’ai mis quelques boutons :

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Jupe demi-cercle

En janvier, étant bien occupée à mes révisions, j’avais envie de faire un vêtement à la fois facile et rapide pour pouvoir m’y consacrer dans mes moments de pause sans pour autant peiner à la tâche ou y passer mes nuits. Et c’est en retrouvant dans mon stock ce petit coupon marron à motifs que l’idée de cette jupe est née.

20140329-_MG_6554Au départ, je voulais partir sur un patron Burda, mais j’ai fini par dériver et faire complètement autre chose. Je voulais faire une jupe cercle, mais comme mon coupon de tissu marron était bien trop petit, je me suis rabattue sur le demi-cercle. Pour la pièce de ceinture, le patron Burda ne me plaisait pas car la jupe partait de la taille et que je la voulais un peu plus basse. Je l’ai donc complètement improvisée en faisant des essais sur un vieux drap, qui, en définitive, m’a servi de patron pour la version finale.

Le tissu de la jupe en elle-même est un coton avec des motifs en velours noir. C’est pourquoi, je l’ai associé à un velours ras noir et uni pour la ceinture.

Et voici un détail au niveau de la fermeture à glissière :

20140329-_MG_6556La fermeture ne remonte pas complètement jusqu’en haut, et c’est bien dommage, mais c’est en partie dû à l’épaisseur de toutes les couches de tissu cumulées à cet endroit. Comme j’ai doublé la ceinture avec un coton un peu épais, et que le velours est assez épais lui aussi, replier tout ça n’a pas été une mince affaire !

Photos: Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/

La réparation de mon vieux manteau noir

Après le bac, pour ma première rentrée dans le supérieur, mes parents m’ont offert une montre, un sac à main et un manteau ; c’est une sorte de tradition dans la famille. Sentimentale que je suis avec les objets, j’ai essayé de les garder le plus longtemps possible. Malheureusement, la montre a rendu l’âme au bout de quelques années. En revanche, plus de six ans après, je porte toujours le sac à main qui semble presque aussi neuf qu’au premier jour. Et pour ce qui est du manteau, je l’ai porté tous les hivers depuis cette date jusqu’à l’année dernière où je me suis rendue compte que ce n’était vraiment plus possible : la doublure était complètement déchirée et partait en lambeaux à tel point qu’elle sortait par les manches ! La laine était défraîchie et boulochée, les boutons s’étaient arrachés à plusieurs reprises. Et puis la coupe ne me plaisait plus trop…

Mais comme je tenais vraiment à ce manteau, je me suis décidée à le réparer, bien que ma sœur et ma mère aient toutes les deux essayé de m’en dissuader. Il est dommage que je n’aie plus de photos de son état initial, cela aurait permis de mieux se rendre compte du travail que j’y ai fait. Mais bon.

J’ai commencé par ôter et découdre ce qui ne me plaisait plus : la ceinture et ses passants mais aussi des sortes de mini-ceintures autour du col et autour des manches, ainsi que tous les passants correspondants. Puis, j’ai décousu l’ancienne doublure qui était complètement déchirée. Je l’ai réutilisée pour patronner les pièces de la nouvelle (j’ai pour cela choisi un tissu à doublure noir à petits pois dans le tissage, qui semblait plus résistant que ne l’était l’ancien). J’ai ensuite rasé l’ensemble du manteau avec un rasoir à pull pour enlever toutes les bouloches. Je crois que ce fut le plus long et le plus pénible ! Comme ce manteau avait toujours été un peu large pour moi, j’ai enlevé quelques centimètres à chaque épaule et j’ai cintré la coupe (qui était droite). Avant de remonter la nouvelle doublure, j’ai fait deux broderies de mon cru, l’une sur le devant et l’autre sur l’épaule gauche (je porte mon sac à main sur l’épaule droite…). Pour finir, j’ai monté la nouvelle doublure avec cette difficulté qu’elle ne correspondait plus exactement au manteau car j’en avais modifié la coupe en le cintrant, mais j’ai fini par réussir à l’adapter.

Et voilà le résultat:

_MG_3512-2Et un détail de dos:

_MG_3516-2Les broderies sont un peu brouillon parce que c’était la première fois que je brodais avec ce type de point et que je n’avais rien pour tendre le tissu. En plus de cela, j’ai rencontré pas mal de difficultés pour transférer le dessin sur le tissu : la craie ne prenait pas, le papier carbone blanc non plus, j’ai dû refaire tout le dessin en faisant des points réguliers à la main sur le papier de soie qui n’arrêtait pas de se déchirer, bref, ça n’a pas été une partie de plaisir… C’est pourquoi, malgré ses défauts, je suis quand même contente du résultat.

Photos: Vincent Chalnot, http://chalnot.fr/